Comment le deep work peut-il vous aider à réviser plus efficacement ?

Dans un monde rempli de notifications et de distractions incessantes, la concentration est une denrée rare. Autant vous dire que pour réussir ses études et être efficace dans sa vie professionnelle, avoir la capacité de concentration d’un papillon, ce n’est pas l’idéal. Loin de là.
Le deep work est une des solutions pour inverser la tendance.
Vous allez le voir, cette méthode permet de se plonger intensément dans son travail pour maximiser l’apprentissage en décuplant l’efficacité. Le tout sans se laisser distraire par les stimuli extérieurs.
Comment mettre en place ce système et optimiser ses révisions avec le deep work, que l’on soit au collège, au lycée ou en études supérieures ? C’est ce que nous allons voir tout de suite !
Prêt(e) à suivre le guide ?
Le deep work, c’est quoi ?
Commençons par le commencement : le deep work est un concept popularisé par Cal Newport, dans son livre Retrouver la concentration dans un monde de distractions.
Le principe est simple : il consiste à se concentrer pleinement sur une tâche intellectuelle sans être interrompu(e).
Contrairement au shallow work (travail superficiel), par exemple réviser en répondant à ses messages ou en jetant un œil aux notifs TikTok, le deep work aide à mieux comprendre, à mieux retenir et à… GAGNER DU TEMPS.
Et franchement, qui n’a pas envie de gagner du temps sur ses révisions ? Je ne sais pas vous, mais moi, je préfère faire autre chose si j’en ai la possibilité !
Quels sont les avantages du deep work en quelques mots ?
- vous mémorisez mieux et plus vite
- vous terminez vos révisions plus rapidement
- vous gagnez en efficacité et en confiance pour vos examens… que vous terminerez plus vite, eux aussi !
Pour optimiser ses révisions avec le deep work, on commence par éliminer toutes les distractions
Et elles sont nombreuses !
Impossible de faire du deep work si votre téléphone vibre toutes les 2 minutes et si vous recevez vos notifs WhatsApp et mail sur votre ordinateur (oui, on ne me la fait pas, à moi 😉).
Avant de vous lancer, vous n’allez pas pouvoir y couper, il va falloir créer un environnement propice à la VRAIE concentration. Pour ça :
👉 On désactive les notifs. Vous mettez votre téléphone en mode avion ou vous utilisez des applications comme Forest (sur votre téléphone ET sur votre ordinateur) qui vous empêchent d’aller scroller sur Instagram…
👉 On crée un espace de travail minimaliste. Et quand je dis minimaliste, je veux dire rangé. Je vous promets que vos parents ne m’ont pas payée pour vous dire ça ! C’est simplement qu’il est prouvé qu’un bureau rangé aide votre cerveau à se focaliser sur l’important : les révisions.
👉 On utilise une musique, un bruit de fond, des bouchons d’oreille pour entrer dans sa bulle.
YouTube regorge de musiques adaptées. Essayez les recherches suivantes : musique LoFi, bruits blancs, musique concentration, ambiance Hogwarts, bruits nature… Et évitez toutes les chansons, qui contiennent des paroles 😉.
Petit aparté sur l’application Forest (promis, ce n’est pas une collaboration commerciale) 🌱
Forest est une appli (ainsi qu’une extension Chrome et Firefox) qui vous aide à rester concentré(e) tout en rendant le deep work ludique !
Le principe ? Vous plantez un arbre virtuel en début de session, et tant que vous ne touchez pas à votre téléphone ou aux sites bloqués, il grandit. Si vous craquez, l’arbre meurt.
Vous ne voudriez pas ça, pas vrai ?
Bonus écolo : vous pouvez même financer la plantation d’arbres réels en accumulant des points ! (sur la version payante)
Comment organiser ses sessions de deep work pour réviser plus efficacement ?
Une bonne séance de deep work ne signifie pas passer 4 heures à réviser d’un coup ! En tout cas, pas au début…
Mais, selon Cal Newport, le deep work ne se pratique pas en sessions courtes et hachées, mais en blocs de temps suffisamment longs pour atteindre une concentration maximale. L’idée est de réussir à s’immerger totalement dans une tâche, sans être interrompu(e).
Mais alors, ça dure combien de temps une session de deep work ?
Pour être efficace, il serait bien d’arriver à faire des sessions d’au moins 1 h ou 1 h 30 d’affilée pour que votre cerveau ait le temps d’atteindre un état de concentration profonde.
Avec l’entraînement, vous pourrez pousser jusqu’à 2 h par session. Voire 4 h ! Mais ça, c’est le niveau expert 😉.
Le deep work n’est pas une habitude facile à adopter, surtout au début. Il est donc préférable de commencer avec des sessions de 60 minutes avant de chercher à aller plus loin.
Comment structurer sa session ?
✅ Définissez un créneau fixe dans votre journée. Ça doit être une sorte de rendez-vous obligatoire dans votre journée. Indispensable pour instaurer une habitude.
✅ Placez ce créneau à un moment de la journée où vous avez le plus d’énergie. D’ailleurs, pour vous aider à connaître les moments où vous êtes le plus productif, il peut être intéressant de faire un test pour connaître votre chronotype.
Une des clés de la concentration : apprendre à aimer l’ennui
Dans son livre, Cal Newport explique que notre pauvre petit cerveau s’est habitué aux distractions constantes. Résultat ? Avant même de commencer à s’ennuyer, on sort notre téléphone.
Et ça va même plus loin ! Combien d’entre vous/nous, devant un film ou une série, ne peuvent s’empêcher de sortir leur téléphone en gardant un œil sur chaque écran ?
Petit challenge pour vous : habituez-vous à ne rien faire, quelques minutes par jour (dans le bus ? En marchant dans la rue ? Avant de dormir ?). Vous verrez qu’en plus, c’est lorsqu’on ne « fait rien » que notre créativité se libère ! Vous n’avez jamais remarqué que vous avez toujours des idées sous la douche ?
Répéter pour progresser
Le deep work, c’est comme le sport : plus vous pratiquez, plus ça devient facile.
Ne vous découragez pas si, au début, vous avez du mal à rester concentré(e).
Ce que vous pouvez faire, pour rendre ça plus ludique, c’est de commencer sous forme de défi pendant 5 jours (pendant les vacances, par exemple !) :
📅 Jour 1 : Une session de 25 min sans distraction
📅 Jour 2 : Deux sessions de 30 min
📅 Jour 3 : Une session de 60 min
📅 Jour 4 : Testez 60 min de Deep Work sur une matière difficile (ou qui vous ennuie…)
📅 Jour 5 : On tente 2 sessions de 60 min !
Et vous pouvez ajouter au défi :
→ Remplacer progressivement les pauses « écran » par une vraie pause (respiration, marche).
→ Noter votre ressenti après chaque session.
Adopter une approche adaptée à son emploi du temps
Cal Newport propose différentes approches pour intégrer le deep work dans sa routine. Vous pouvez intégrer l’une ou l’autre en fonction de vos contraintes d’emploi du temps :
- l’approche rythmique. Elle consiste à planifier des blocs de travail quotidiens de 1 à 4 h (niveau expert, je le rappelle) pour créer une habitude et maintenir le rythme. Ça peut être parfait pour les périodes de vacances scolaires ou tous les soirs après les cours ;
- l’approche journalistique. Si, comme les journalistes, vous avez souvent des journées fragmentées, avec des temps de battement, entre deux cours ou deux activités, dans les transports, etc., vous pouvez intégrer des mini sessions de deep work à ces moments-là. Ceci dit, pour les débutants, ça n’est pas évident parce que cela requiert d’être capable de faire abstraction de son environnement rapidement.
Se donner des objectifs clairs
Essayer de faire plusieurs choses en même temps, on l’a vu, est souvent très peu productif.
Alors, je ne peux que vous conseiller de focaliser votre attention sur la tâche la plus importante pour vous pour chaque session :
- décidez en amont sur quelles tâches concrètes vous allez travailler pendant votre deep work (et s’y tenir !)
- définissez des objectifs clairs et précis → le deep work vous aide à obtenir un niveau de concentration maximum. Ça ne sert à rien d’entrer en mode « concentration max » pour répondre au mail de votre prof ou faire les exercices que vous faites sans souci d’habitude !
Et si le deep work n’est décidément pas pour vous, pourquoi ne pas essayer la méthode Pomodoro ?
Si après plusieurs (vrais) essais, il est toujours aussi difficile de vous plonger dans cet état de concentration totale, le deep work n’est peut-être pas fait pour vous. Et c’est ok ! Il existe d’autres méthodes.
Vous pouvez par exemple tenter la méthode Pomodoro.
En quelques mots, la méthode Pomodoro, c'est quoi ?
Elle repose sur un principe simple : travailler en sessions courtes et rythmées par des pauses régulières :
- 25 minutes de travail intense sur une tâche spécifique
- 5 minutes de pause pour souffler, se récompenser, et éviter la fatigue mentale
- Après 4 cycles, prendre une pause plus longue (15 à 30 minutes)
Pomodoro vous conviendra mieux si :
👉 Vous avez du mal à rester concentré(e) longtemps. Pomodoro vous permet de structurer votre temps sur des plus petites plages.
👉 Vous avez une forte tendance à procrastiner. Le format court rend le démarrage plus facile.
Apprendre à vous concentrer vraiment est une compétence qui vous servira bien au-delà de vos révisions. Que ce soit pour réussir vos examens, préparer un projet important ou même dans votre future vie professionnelle, savoir travailler sans se laisser distraire est une force. Le deep work est un outil puissant : à vous de l’adopter et de le modeler selon vos besoins !
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